Le problème des bourses au Gabon demeure une difficulté récurrente. Depuis plusieurs années, la quasi-totalité des étudiants déplorent les retards de paiement ou encore l’absence totale de versement par l’ANBG. Ce dysfonctionnement crée chaque année des tensions dans les établissements supérieurs, souvent marquées par des mouvements de grève liés aux bourses ou aux conditions d’étude.
Face à cette situation, de nombreuses questions reviennent avec insistance. Que fait réellement le ministère de l’Enseignement supérieur pour remédier à ce problème devenu chronique? Pourquoi le pays enregistre-t-il encore les mêmes retards malgré les alertes répétées? Que répond l’État lorsque les étudiants expriment leur malaise? Chaque année, les nouveaux bacheliers intègrent l’université et se retrouvent confrontés aux mêmes difficultés que leurs prédécesseurs.
Depuis la semaine dernière, les étudiants de l’ENAM ont déposé un préavis de grève auprès de leur administration. Ils réclament notamment le paiement de la deuxième tranche de leurs bourses, toujours en attente. Selon eux, ces retards compromettent sérieusement leur année académique, surtout dans un contexte où l’achat des fascicules et du matériel pédagogique reste indispensable pour suivre les cours dans de bonnes conditions.
Caleb Iboutsi Manfoumbi, porte-parole du collectif des étudiants grévistes, affirme que les étudiants n’ont reçu aucune bourse depuis cinq mois. Les montants attendus s’élèvent à 232 000 FCFA pour le cycle moyen et 415 000 FCFA pour le cycle supérieur. Il précise que la mutuelle s’est réunie avec l’administration afin de soumettre officiellement ce problème. Selon lui, si aucune réponse positive n’est donnée dans les prochains jours, les cours seront suspendus.
Les étudiants appellent les autorités compétentes à agir rapidement pour mettre fin à une situation qui handicape chaque année leur formation et leur stabilité académique.
Stelly Neomy
Hai, saya ingin tahu harga Anda.