Réunis ce samedi 22 novembre 2025 au Rond-point de la Démocratie, les membres du Collectif des agents publics gabonais (CAPG) ont de nouveau attiré l’attention des autorités sur la situation de précarité persistante qui frappe la fonction publique. Par la voix de leur porte-parole, Patrick Ovono Edou, ils ont interpellé le gouvernement sur l’urgence d’apurer la dette sociale accumulée depuis plusieurs années.
Selon le CAPG, cette dette comprend notamment les rappelements de salaires, les droits administratifs gelés, ainsi que divers avantages statutaires non versés aux agents publics. Le collectif estime que cette situation, devenue chronique, illustre le manque de volonté des pouvoirs publics à répondre aux préoccupations des fonctionnaires.
Les membres du collectif dénoncent également un « télescopage politico-judiciaire », qu’ils interprètent comme un signe de dysfonctionnement institutionnel affectant directement les conditions de vie des agents publics. Pour le CAPG, ces blocages répétés démontrent « l’absence historique de volonté réelle » des gouvernements successifs de régler définitivement les dossiers sociaux en souffrance.
Face à la montée du mécontentement, le collectif exhorte les autorités à prendre des mesures immédiates afin d’améliorer la situation financière et administrative des agents publics, et à engager un dialogue constructif pour mettre fin à des années de retard accumulé.
Dans un contexte socio-économique fragile, cette sortie du CAPG résonne comme un nouvel appel pressant à l’action, alors que de nombreux agents affirment ne plus pouvoir supporter le poids de cette précarité prolongée.
Stelly Neomy