La tension reste vive dans le secteur éducatif à Port-Gentil. Réunis en assemblée générale décisionnelle ce samedi 31 janvier 2026, les enseignants affiliés à la plateforme SOS Éducation ont choisi de maintenir la grève en cours, estimant que les démarches entreprises auprès des autorités n’ont, jusqu’ici, produit aucun résultat concret.
La rencontre s’est tenue au sein de la Direction d’académie provinciale de l’Ogooué-Maritime. Objectif : faire le bilan des échanges récents avec le gouvernement à Libreville. Verdict sans appel pour les enseignants : les attentes demeurent insatisfaites et le malaise persiste au sein de la communauté éducative.
Pour le porte-parole provincial du syndicat, Yann Boukinda, la poursuite du mouvement s’impose comme un moyen de pression légitime. Selon lui, les discussions engagées avec les pouvoirs publics n’ont pas permis d’apporter des réponses claires ni engageantes aux revendications formulées. « Les enseignants estiment que les engagements pris restent théoriques et ne se traduisent pas par des actes concrets sur le terrain », a-t-il laissé entendre.
Au cœur des revendications figurent notamment la régularisation des situations administratives, l’amélioration des conditions de travail et le respect des engagements antérieurs. Autant de points que SOS Éducation juge insuffisamment pris en compte, malgré plusieurs séances de concertation annoncées par les autorités.
Face à ce qu’il qualifie de dialogue lent et peu efficace, le syndicat entend maintenir la mobilisation afin d’obtenir des avancées tangibles. Cette décision marque une nouvelle phase dans le bras de fer opposant les enseignants à l’État, avec des conséquences directes sur le fonctionnement des établissements scolaires de la capitale économique.
Alors que les élèves et les parents restent dans l’expectative, SOS Éducation appelle à des « actes forts » du gouvernement, condition qu’il juge indispensable pour envisager une sortie de crise durable
Stelly Neomy