Un conflit foncier oppose actuellement le Conseil islamique à plusieurs habitants du quartier Malibé, au premier campement dans la commune d Akanda. Au cœur de l’affaire, un terrain dont la propriété est revendiquée par les deux parties et qui fait l’objet d’une procédure devant le tribunal.


À l’issue d’échanges avec le procureur de la République, une nouvelle convocation des deux parties aurait été annoncée en vue d’un verdict final. Toutefois, avant même que la décision judiciaire ne soit rendue, la situation a pris une tournure inattendue. Un matin, des engins sont intervenus sur le site. Deux habitations auraient été démolies et des barrières en tôle installées, provoquant l’indignation des occupants.
Selon les déclarations recueillies, Dame Tsoungui Francia affirme avoir été déguerpie d’un terrain acquis par son père. Elle soutient que le Conseil islamique revendique désormais la propriété dudit espace. L’affaire, portée devant le tribunal de Libreville, aurait suscité une vive attention dans les couloirs de la juridiction.


Monsieur Michel, présenté comme le premier occupant du terrain, déplore ce qu’il qualifie d’acte précipité. Il affirme avoir travaillé de longues années pour acquérir et aménager cet espace et refuse de céder sa place sans décision de justice claire ni dédommagement approprié.
Face à cette situation, les habitants concernés lancent un appel aux autorités compétentes afin qu’elles interviennent pour faire toute la lumière sur cette affaire. Ils souhaitent également que le président de la République soit informé de ce litige, espérant une issue équitable et respectueuse des droits de chacun.


En attendant la décision du tribunal, la tension reste palpable à Malibé, où cette affaire relance le débat sur la sécurisation foncière et le respect des procédures judiciaires.
Nous y reviendrons