Cambriolage au Palais de Justice : une faille sécuritaire qui inquiète à Port-Gentil

Une vive inquiétude s’est emparée de la capitale économique gabonaise après le cambriolage survenu dans la nuit du 21 au 22 mars au Palais de Justice de Port-Gentil. Cette intrusion, jugée particulièrement audacieuse, a immédiatement entraîné le déplacement du ministre de la Justice, Augustin Emane, venu constater les failles d’un dispositif de sécurité pourtant crucial.

D’après Ogooué Maritime Infos, les malfaiteurs ont méthodiquement préparé leur opération. Après avoir coupé l’alimentation électrique pour neutraliser les systèmes de surveillance, ils ont forcé plusieurs accès, notamment celui du greffe commercial. Au total, sept portes ont été endommagées. Le montant du vol est estimé à 1 300 000 FCFA.

Le procureur de la République, Rodrigue Ondo Mfoumou, a précisé que cette somme provenait d’une tontine conservée dans un bureau. Les intrus ont également pénétré dans la salle des pièces à conviction, où un inventaire est en cours afin d’évaluer d’éventuelles pertes supplémentaires.

L’absence de traces d’effraction à l’entrée principale soulève de sérieuses interrogations. La piste d’une complicité interne ou d’un manquement grave dans la surveillance est désormais envisagée.

Le gardien de nuit, récemment affecté au site, affirme n’avoir rien remarqué. Il a été placé à la disposition de la Direction Générale des Recherches pour les besoins de l’enquête.

Cet incident met en évidence les lacunes persistantes dans la sécurisation des infrastructures judiciaires hors de la capitale. Une situation vivement dénoncée par le ministre Augustin Emane, qui a critiqué l’insuffisance des moyens humains déployés.

En réponse, des mesures immédiates ont été annoncées, notamment le renforcement du dispositif de sécurité par l’administration pénitentiaire et l’envoi d’agents supplémentaires pour sécuriser le site.

À travers ces décisions, les autorités entendent réaffirmer l’autorité de l’État et prévenir toute nouvelle atteinte à l’intégrité des institutions judiciaires.

La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *