.La question de la valorisation des compétences nationales s’impose désormais comme l’un des principaux points de tension entre la direction de la SETRAG et les organisations syndicales.
À travers ses revendications, la FETRAG-SETRAG dénonce des disparités de traitement entre travailleurs gabonais et expatriés, notamment en matière de rémunération, d’avantages professionnels et de perspectives d’évolution de carrière.
Au-delà de la question salariale, cette contestation soulève un enjeu majeur : quelle place l’entreprise accorde-t-elle réellement aux compétences gabonaises dans sa politique de recrutement et d’accès aux postes de responsabilité ? Pour le syndicat, les critères de recrutement de la main-d’œuvre étrangère méritent davantage de transparence, particulièrement lorsque des compétences nationales sont disponibles.
Les critiques portent également sur l’organisation interne de l’entreprise. L’absence d’un organigramme actualisé, les interrogations autour de certains postes et l’attente prolongée de fiches de poste par plusieurs agents témoigneraient, selon les représentants syndicaux, de dysfonctionnements dans la gestion des ressources humaines.
Dans une entreprise stratégique comme la SETRAG, ces préoccupations ne peuvent être considérées comme de simples revendications corporatistes. Elles touchent directement à la motivation du personnel, à la reconnaissance professionnelle et, indirectement, à la qualité du service ferroviaire.En réclamant un cadre permanent de concertation entre l’État,
la direction et les syndicats, la FETRAG-SETRAG invite les différentes parties à privilégier le dialogue plutôt que l’affrontement.Désormais, la direction générale, le groupe ERAMET et les autorités compétentes sont attendus sur des réponses concrètes. Car le développement du Transgabonais ne peut se construire durablement sans associer les cheminots, reconnaître leurs compétences et garantir leurs droits.
La rédaction de reflexeinfos