RDC : la contestation contre la réforme constitutionnelle gagne la rue.

La mobilisation du 15 septembre 2026 à Kinshasa marque une nouvelle étape dans la confrontation entre le pouvoir et une partie de l’opposition congolaise. À l’appel de la coalition C64, des manifestants se sont rassemblés pour dénoncer le projet de changement constitutionnel, que ses opposants considèrent comme susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi.

La question est particulièrement sensible puisque la Constitution actuelle encadre la durée et le nombre de mandats présidentiels. Le débat porte notamment sur un mécanisme prévoyant, dans certaines circonstances, une assemblée constituante puis un référendum.

Le pouvoir présente la réforme comme une réflexion institutionnelle plus large, tandis que la C64 y voit un risque pour l’ordre constitutionnel.

Les tensions sont également alimentées par la dispersion de plusieurs rassemblements par les forces de l’ordre, notamment à Kinshasa et dans d’autres villes. Cette situation rappelle les précédentes mobilisations qui avaient déjà donné lieu à des affrontemen

Au-delà de la bataille institutionnelle, le contexte sécuritaire dans l’Est de la RDC complique davantage la situation. Le débat constitutionnel intervient donc alors que le pays doit simultanément faire face à des enjeux sécuritaires, sociaux et économiques majeurs.

L’évolution de cette crise dépendra désormais de la capacité des autorités, de l’opposition et des institutions à privilégier un processus politique encadré et pacifique.

La rédaction

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