Le débat autour de la gestion de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), relancé lors de l’audition devant la Commission des Finances dans le cadre du projet de loi de finances 2027, révèle une nouvelle fois les profondes divisions qui traversent le paysage footballistique national.
Entre accusations de mauvaise gestion, contestation du bilan fédéral et défense de l’autonomie des instances sportives, le football gabonais se retrouve au cœur d’un débat qui dépasse largement les résultats des sélections nationales.
L’auteur de cette tribune prend clairement position en faveur d’un débat fondé sur des éléments vérifiables plutôt que sur des accusations publiques.
Une démarche qui rappelle une exigence essentielle : toute suspicion de détournement ou de mauvaise utilisation des ressources destinées au football féminin et à la formation des jeunes doit faire l’objet de vérifications rigoureuses.
La transparence ne peut être un simple argument de circonstance ; elle doit se traduire par la publication des données financières, des justificatifs et des résultats obtenus.
Pour autant, défendre la FEGAFOOT ne signifie pas soustraire ses dirigeants à toute critique. Les contre-performances des sélections, les insuffisances dans la formation et les difficultés structurelles du football national méritent une évaluation objective.
Le bilan de Pierre Alain Mounguengui doit donc être apprécié dans sa globalité, en distinguant les acquis des insuffisances.Autre enjeu majeur : les relations entre l’État et la Fédération.
Si l’autonomie fédérale constitue un principe reconnu par les instances internationales, elle ne saurait être interprétée comme une absence de responsabilité dans la gestion des ressources.
Au fond, le football gabonais a besoin de dépasser les querelles de personnes. L’urgence est de construire un modèle durable, fondé sur la formation, les infrastructures, la gouvernance et la performance.
La reconstruction du football national exige certes de préserver l’autonomie des institutions, mais également d’instaurer une véritable culture de redevabilité. Les intérêts du football gabonais doivent primer sur les ambitions individuelles et les affrontements institutionnels.
La rédaction de reflexeinfos