Société / Sécurité Alimentaire


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‎ »On a mis de l’ordre » : le patron de l’AGASA se confie et promet une sécurité alimentaire sans compromis
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‎Accusée, critiquée, l’AGASA riposte. Depuis 2023, le Dr Jean Delor Biyogue Bi Ntoungou dirige l’agence avec une mission : en faire en « une référence africaine en matière de sécurité alimentaire ».
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‎Le premier chantier ? La maison. Il admet une période de flottement avec une
‎« gouvernance parallèle  » due aux prérogatives accordées au DGA. C’est terminé. « J’ai repris la main  ».
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‎Côté argent, il balaie les rumeurs de détournement. Preuve à l’appui : les caisses sont passées de 1,9 milliard à un montant supérieur. La recette : zéro manipulation de cash. « L’argent va directement au Trésor. Nous avons mis un système de traçabilité ».
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‎Le terrain d’abord
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‎Fini les techniciens de surface devenus contrôleurs. 62 agents ont été recyclés et certifiés. Des brigades professionnelles de 5 personnes quadrillent Libreville du lundi au vendredi avec à leur tête des personnes qualifiées et assermentées. L’AGASA a signé aussi des conventions avec des universités pour former son personnel et le redéployer sur le terrain.
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‎Tolérance zéro pour l’informel à risque
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‎Le coup de filet le plus marquant concerne les jus artisanaux, le lait caillé et le bissap. 1800 opérateurs sont suspendus. Motif : fabrication dans des locaux insalubres et utilisation de plastiques ramassés en décharge. « Seuls ceux qui accepteront nos règles pourront reprendre ».
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‎Même vigilance pour les vendeurs de rue et la vente de viande en brouette.
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‎Sur la polémique Sobraga, le DG appelle au calme et à la science : chaque pays a ses normes selon ses réalités sanitaires. L’AGASA va produire ses propres directives.
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‎Le message est clair : l’AGASA veut regagner la confiance des Gabonais, quitte à durcir ses procédures pour mieux les protéger.
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