Libreville, 12 juin 2026 La recrudescence des violences xénophobes en Afrique du Sud continue de susciter l’indignation à travers le continent. Plusieurs ressortissants étrangers, principalement originaires de pays africains voisins, seraient victimes d’agressions, de pillages et de menaces dans certaines localités sud-africaines.
Dans une tribune intitulée « L’Afrique ne peut pas se permettre ce luxe meurtrier », le sociologue et acteur politique gabonais Fidèle Vendrix Mouloungui dénonce une situation qu’il juge contraire aux idéaux de solidarité et de fraternité africaine. Il rappelle que l’Afrique du Sud, longtemps admirée pour sa lutte contre l’apartheid et son modèle de réconciliation nationale, ne peut aujourd’hui être associée à des actes de rejet et de haine envers d’autres Africains.
Selon lui, la xénophobie fragilise non seulement la cohésion sociale du pays, mais également le projet d’intégration africaine porté par les États du continent. Il appelle les autorités sud-africaines à prendre des mesures fermes pour protéger toutes les personnes vivant sur leur territoire, quelle que soit leur nationalité.
Cette prise de position relance le débat sur la nécessité de renforcer la coopération entre les peuples africains et de promouvoir les valeurs de tolérance, de respect et de vivre-ensemble. Pour de nombreux observateurs, la lutte contre la xénophobie demeure un défi majeur pour construire une Afrique unie et solidaire.
Rédaction.
Keliana,
La tribune de Mouloungui fait mal, mais elle dit vrai.
L’Afrique du Sud ne peut pas trahir l’héritage de l’apartheid en s’attaquant à ses propres frères.
La xénophobie, c’est l’arme des faibles. L’Afrique mérite mieux que ce « luxe meurtrier ».
Il est temps d’agir, pas juste de dénoncer.
Exactement